7-12-2016
dans Entreprends

GO BIG OR GO HOME



Depuis le début de ma carrière, j’ai souvent joué le rôle de nunuche de service. Je parle ici de courir au dépanneur du coin pour acheter de l’eau pétillante pour la présidente d’une entreprise quelconque ou encore faire des pieds et des mains pour trouver un berlingot de lait au chocolat pour une haute gestionnaire parce que, ben coudonc, elle avait soif pour ça, la pauvre femme. Comme on dit : « On doit tous commencer au bas de l’échelle ». Eh bien, j’aurai tout vu !

Par des efforts répétés, j’ai tenté tant bien que mal de me frayer un chemin à travers les grandes dames. Parce que non, je ne suis pas une conne et non, j’ai n’ai pas l’intention qu’on me prenne pour une d’elles. Ce qui me mène à faire le lien entre les femmes et leur vision d’elle-même en terme de réussite. Gravir les échelons, c’est un travail ardu. Surtout, lorsqu’on est du sexe féminin.

Je m’explique.

J’ai longtemps rêvassé à ce que j’avais envie de faire dans la vie. J’ai toujours voulu être ma propre patronne. J’ai toujours désiré combiner ma passion pour l’écriture avec un projet d’envergure. Dernièrement, j’ai mis ce projet sur papier. J’ai parlé ouvertement, pour la première fois, de mes aspirations quant à mon épanouissement professionnel.

Je me suis mise à faire de l’anxiété. Je me demandais si ce projet ne me donnait pas trop des airs de prétentieuse. Je me questionnais à savoir si les gens allaient me juger d’avoir une vision si grande en n’étant que la petite fille d’à côté. Et si je me plantais ? Et si on ne prenait pas au sérieux ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Bref, comment une femme ordinaire peut-elle vouloir devenir grande dame sans sembler prétentieuse ?

En parlant avec des femmes d’affaires québécoises et de futurs entrepreneurs, j’ai réalisé que je n’étais pas la seule à éviter de faire le grand saut. Je crois qu’on est généralement réticentes lorsqu’il est question de communiquer nos performances ou de promouvoir un projet quelconque. On a tendance à être humbles par peur d’être prétentieuses. Malheureusement, on est les perdantes si on met les freins. Il faut lever les voiles et cesser de faire du surplace.

La compétition, la comparaison et le jugement qu’on adopte les unes envers les autres sont probablement le reflet de ce qu’on s’inflige. Parce que l’avancement des femmes dans le monde des affaires et l’accès aux postes de gestion commencent par le changement des mentalités. Et pour parvenir à ce changement, il faut d’abord modifier le comportement qu’on adopte entre nous.

Mesdames, ensemble, levons les voiles.

GO BIG OR GO HOME!

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Je souhaite grandir en même temps que mon projet. Un projet qui, vous verrez, prendra de l’expansion au fil du temps. C’est le début d’une grande aventure. Et j’ai envie que vous en fassiez partie.