2-12-2016
dans Entreprends, Exprime, Lâche prise

La course au bonheur



Dernièrement, j’ai rendu quelques visites à mes amies qui sont maintenant devenues mamans. J’ai aussi participé à un « shower » de bébé, à l’organisation d’un « bachelorette », à la cérémonie de l’obtention d’un diplôme ou d’un nouveau titre et à toutes sortes d’événements heureux, malheureux, présents et pour le futur du cycle de la vie.

Dans la plupart des situations, j’étais à l’aise, même que mon cœur était imprégné  d’amour, de compassion et de douceur.  Sauf une fois, attablée devant le buffet du «shower de bébé ». J’ai fait une petite crise de panique. Pas le genre de crise de panique classique, mais plutôt celle où t’as l’impression d’écouter les autres autour de toi, sans être dans ton corps. Comme si tu ne faisais pas partie de ce monde, de ce cheminement de vie traditionnel. J’étais figée là, devant deux bagues en diamant, des bedaines et des bébés.

Détrompez-vous, je suis la personne la plus heureuse de savoir que toutes mes amies sont comblées dans toutes les sphères de leur vie et de savoir qu’elles parcourent le chemin qu’elles ont toujours désiré entamer. Certes avec des difficultés, mais surtout avec beaucoup de bonheur et de fierté. Sans vraiment en connaître les raisons, j’ai toujours eu de la misère à comprendre pourquoi il fallait forcer les choses ou encore suivre un mode de vie précis le plus rapidement possible (outre l’horloge biologique, bien évidemment). C’est probablement pour cette raison que j’appuie souvent sur les freins. Du calme Vanessa, il n’y a pas de presse. Ai-je peur ou suis-je tout simplement différente? Anormale? Je ne sais pas.

J’adore boire des « shooters » dans un « bachelorette», pleurer comme une Madeleine dans les mariages, apporter des cadeaux lors d’une pendaison de crémaillère, manger des cupcakes dans un « shower », verser des larmes de joie lors d’une naissance, jouer avec Dora l’exploratrice pendant les fêtes d’enfants, cajoler les bébés et être présente à tous les événements qui rendent ceux que j’aime heureux. Sauf que généralement, avant et pendant qu’ils se lancent vers ces beaux moment de vie, je les vois parfois stresser au maximum, s’endetter, se mettre de la pression, repousser les limites de ce qui est humainement possible et même, parfois, afficher de faux sourires pour atteindre ce maudit deadline qui nous dicte comment devrait se dérouler nos vies. Ce fameux métro, boulot, dodo, qui souvent se transforme en maison, mariage, bébé. Tout va bien me disent-ils. Je leur fais un hochement de tête en signe d’approbation dans leur course vers le summum du bonheur à tout prix.

Je ne doute pas du tout de l’extase que procure le fait d’être parents ni celui d’être nouveaux mariés ou de mettre la clé dans sa nouvelle maison pour la première fois. J’en rêve souvent, moi aussi. Je crois simplement qu’il ne faut pas se rendre malade pour s’y rendre, pour l’obtenir ou pour le vivre. Je crois que ces choses-là arrivent naturellement (ou avec un peu d’aide) et qu’elles doivent arriver pour les bonnes raisons. Si ce n’est pas pour toi, eh bien, ne te force pas et reste authentique dans le but d’obtenir ce que tu désires réellement (au diable la société !). Si ce n’est pas pour aujourd’hui, eh bien, ce sera pour demain. À force de tout vouloir avoir toute suite, on oublie l’essentiel, le moment présent…SOI! La vie est trop courte pour suivre les autres à toute vitesse par peur de manquer le bateau.

Un jour à la fois. Ne t’essouffle pas.

Prends une bonne respiration, prends ton temps… Ton tour viendra !

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Je souhaite grandir en même temps que mon projet. Un projet qui, vous verrez, prendra de l’expansion au fil du temps. C’est le début d’une grande aventure. Et j’ai envie que vous en fassiez partie.