6-12-2016
dans Exprime, Lâche prise

Les autres



Tous les jours, je tente d’être le plus humble et authentique possible. Je marche, du mieux que je peux, en ligne droite, sans dévier de ma route, de peur de perdre le nord et le contrôle. De peur surtout d’étaler ma personnalité colorée au grand jour, de déranger et de ne pas pouvoir entrer dans le « merveilleux monde de la normalité ». Ce monde, qui vient avec un manuel d’instruction invisible, bourré de lois non écrites. J’ose quand même aller au fond des choses et assumer mes imperfections, mais j’ai toujours certaines craintes.

Ces craintes, ce sont les autres. C’est la société. C’est la pression sociale. Ce sont les regards posés sur moi, sur nous. C’est de toujours être en quête d’une confirmation ou d’une réponse des gens autour, à savoir si on est bon dans ce qu’on fait, si on agit correctement, si on est assez mince ou assez beau. Combien de fois n’a-t-on pas lancé une idée, un projet ou un point de vue par peur du jugement des autres? On se questionne tellement qu’on en fait de l’anxiété comme Suzanne dans Unité 9. C’est toujours de se demander si on est à la hauteur ou encore si on a eu l’air ridicule lors d’une soirée arrosée… Parce que, ce soir-là, on n’a pas été politiquement correct et qu’on a lâché notre fou.

On a heureusement le contrôle sur nos intentions, nos actions et les pensées qui se bousculent dans notre tête. Sauf qu’on a beaucoup de difficultés à lâcher prise et à accepter le fait qu’on n’a pas le contrôle sur la perception des gens et l’interprétation qu’ils font de nos paroles, de notre vision et de notre personnalité. On veut être la meilleure version de soi-même pour les autres, au lieu d’être soi-même, tout court.

On essaie très fort de plaire ou, à la base, de ne pas déplaire. On sait très bien que s’il y a un commentaire négatif pour dix positifs, c’est le seul et unique négatif que l’on retiendra et qui nous affectera, bien malgré nous. Ce qui est encore plus dommage, c’est qu’on ne fait pas que subir la pression, car souvent, on en est aussi le créateur. On est la source même de ce que les autres nous font subir. En réalité, qui sont les autres?

Ce serait tellement plaisant de devenir une société décomplexée et sûre d’elle-même, une société qui ferait son chemin sans déranger le parcours des humains qui la composent!

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Je souhaite grandir en même temps que mon projet. Un projet qui, vous verrez, prendra de l’expansion au fil du temps. C’est le début d’une grande aventure. Et j’ai envie que vous en fassiez partie.