2-12-2016
dans Exprime, Lâche prise

Ô combien tabou !



Ça faisait un bout de temps que je voulais écrire sur le sujet mais je ne voulais pas créer une polémique. Surtout parce que j’ai un amalgame de gens qui me suivent sur ma page Facebook… Collègues du bureau inclus. Au moment même où j’écris ces lignes, j’ai les pommettes rouges juste d’y penser. Il y a longtemps que je tente de comprendre un phénomène sociétal.

Ce phénomène qui découle d’un sujet qui est surtout tabou chez les femmes. Je me suis décidée à la suite de la lecture d’un article dans La Presse. Ne vous inquiétez pas, je ne me lancerai pas dans une étude de cas. Je suis certaine qu’il y a une panoplie d’études là-dessus et mon objectif n’est pas de me proclamer chercheuse. J’ai simplement envie d’effleurer le sujet… Pour le fun d’en faire rougir quelques-unes et de me sentir moins seule dans mes questionnements.

Je parle ici de sexualité. De sexe.

Je considère que c’est quelque chose qui sépare les hommes et les femmes de ce monde. Dans le sens où on a souvent tendance à cacher notre sexualité tandis que les hommes l’exposent habituellement au grand jour.  En vérité, c’est un peu de notre faute parce qu’on a nous-mêmes défini qu’une femme qui parle de sexe ou qui aime le sexe manque automatiquement de classe. Pourquoi ? C’est ce que je tente de comprendre.

Et si certaines d’entre nous sont de celles qui initient les relations sous la couette, qui heurtent un «Je suis fatigué» de la part de leur chéri et qui sont confrontées à l’inversement des rôles ? On parle souvent des hommes qui ont peur de ne plus être désirables, de ne plus se faire courtiser ou de ne plus pouvoir performer avec l’âge… Et si certaines femmes aussi se sentaient ainsi ? Et si on avait nous aussi des besoins autre que la romance et le flafla du stéréotype féminin ? Et si nous aussi on regardait de la porno ?

Parler de notre niveau de libido lors d’un souper de filles, ça ne vient pas naturellement. C’est quelque chose qui se produit après que des relations de confiance entre les pairs se soient établies, souvent avec des amies de longue date (et quelques verres dans le nez). Pourquoi ? Parce qu’on a, selon moi, peur de se faire juger mais surtout parce que pour les femmes: la sexualité est un sujet propre à la vie privée. Sauf que, nous aussi on a parfois besoin d’en parler…Mais on n’ose pas!

Parce que la société s’attend à ce que toutes les femmes préfèrent la romance au sexe,  qu’elles n’aient pas de fantasmes ni d’orgasmes, qu’elles désirent des relations monogames et qu’elles agissent en «gardiennes» pour maintenir les pulsions des hommes (ou du partenaire en question) dans les limites d’une relation sérieuse.

On a tendance à analyser celles qui en parlent et qui l’affichent ouvertement.. Elles ont surement des «daddy  issues» ou elles cherchent de l’attention.  Elles sont considérées comme ayant un trouble de la personnalité ou ayant eu une enfance difficile. Et si ça pouvait être normal qu’une femme aime le sexe, juste comme ça, sans raison valable, au même titre que les hommes ?

La société et les établissements d’éducation nous apprennent que le sexe est acceptable pourvu qu’on se protège, qu’on communique et qu’on respecte ses limites. Sauf que dans notre cas, ça pose un problème parce que la sexualité des femmes, ça dérange.  C’est fascinant de voir à quel point parler de notre «happy button» rend tout le monde mal à l’aise.

Certes, ce billet ne s’adresse pas à toutes et oui la sexualité appartient à chachuns et chacunes, mais pour celles que ça interpellent, je vous dis : où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir !

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